Coût Total d’Achat : mythe ou réalité ?

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Le salon eAchat 2016 a été l’occasion de débattre sur le Coût Total d’Achat : qu’en font réellement les Directions Achats et comment le calculent-elles ?

Pour répondre à cette question, il faut s’interroger sur le TCO (Total Cost of Ownership / Coût Total d’Achat) et ce qui le caractérise. Pour ma part, je distingue deux aspects indissociables :

D’une part le coût du cycle de vie. Il regroupe l’ensemble des couts et ceci depuis l’acquisition, l’exploitation jusqu’à la cession et ou fin de vie du matériel ou de la prestation achetée.Aujourd’hui les Directions Achats sont sensibles à ce volet du TCO, même si l’estimation des coûts en fin de vie reste un exercice complexe.On ne peut que regretter aujourd’hui l’absence de prise en compte de cet aspect lors de la construction des premières centrales nucléaires. Mais c’était en 1951… Depuis, les acheteurs ont de plus en plus intégrés cet aspect des coûts/ recettes en fin de vie. Par exemple, Poste Immo a rehaussé la construction des Plateformes Industrielles de Courrier (PIC) de 2 mètres pour en faciliter la reconversion en entrepôts logistiques. Le coût de construction, entretien et chauffage reste inférieure à la plus-value escomptée au moment de la cession de ce bâtiment.

D’autre part l’externalité environnementale et économique. Il s’agit de tous les effets collatéraux positifs ou négatifs liés à une décision d’une entreprise sur son environnement et ceci sans contrepartie financière ni sans que l’autre partie en soit nécessairement informée.

Pour illustrer ce concept prenons deux exemples :

La pollution, impact direct des activités de production et déplacements représente une charge financière pour la collectivité estimée en France en 2015 à 101 milliards (CF enquête sénatoriale réalisée par Jean-Francois Husson, sénateur de Meurthe et Moselle). Cette charge résultante des choix des entreprises engendre un coût qu’il faut intégrer dans le TCO. A contrario, l’installation d’une usine de réparation de moteurs d’avion par une joint-venture entre Safran et Air France à proximité de Valencienne va permettre de créer non seulement 200 emplois mais c’est également toute l’économie locale qui va en bénéficier et quelque part, le boulanger local pourra réduire ses coûts compte tenu de la hausse des volumes de baguettes vendues !

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